21 juin 2010

Article: Fête de la musique 2010 : les femmes à l’honneur


Pour la 29ème fois en ce 21 juin frisquet, les musiques d'artistes professionnels et amateurs de tous horizons inonderont les rues des villes de France et celles de 110 pays dans le monde !

L’ode aux femmes. « J’ai souhaité cette année que la Fête de la Musique fasse entendre tout particulièrement la voix des femmes », a annoncé le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, souhaitant « évoquer le chemin parcouru par les femmes, souvent interdites de musique ».
Certes, les femmes ont eu plus de mal à se faire entendre que leurs homologues masculins. Mais dans ce domaine, comme souvent dans les arts, les artistes n’ont pas été avares de mélodies et de lyriques poétiques sur les femmes, les faisant jaillir du fond de leur cœur jusqu’au devant de la scène.

Petite halte commémorative au kiosque à chansons populaires des dernières décennies. Vous souvenez-vous ? « Où sont les femmes ?» demandait Patrick Juvet dans ce hit disco tonique au rythme duquel de fidèles quinquagénaires se dandinent encore dans les grandes occasions ! Il ne devait pas les chercher au bon endroit… « Femme je vous aime », s’exclamait Julien Clerc, qui, lui, les avait trouvées et comprises, sans toutefois en connaître « de faciles », plutôt de « fragiles », c'est dire que ses relations avec elles ne devaient pas être roses tous les jours ! Des couleurs de l’arc en ciel, Christophe a préféré évoquer « les mots bleus, les mots qu’on dit avec les yeux », ou plus exactement ceux qui sont indicibles « parler me semble ridicule », conclut-il. Une «poupée qui dit non, non, non», regrettait Polnareff qui aurait bien aimé qu'on lui dise «ouiiii» lui l'incompris en exil, l'«âme câline, [qui] cherche coeur libre tous les jours, toutes les nuits, pour la vie... et peut-être plus». La nostalgie l'emporte avec Michel Delpech qui se souvient que petit garçon «c'était bien chez Laurette, on y retournera». «Elle l'a Ella», se réjouissait France Gall, la muse de Michel Berger, commémorant la voix et le bagou exceptionnels de la diva du blues Ella Fitzerald, qui a su se hisser au top dans une Amérique ségrégationniste. Et quelle belle prière que « stand by me » de Ben King et ce cri d’amour adressé à toutes les femmes « oh when a man loves a woman… He’ll trade the world for the good thing he found » ? Sans oublier la terrifiante supplique de Jacques Brel dans « Ne me quitte pas » prêt à se résoudre à n'être que « l’ombre de [la] main, l’ombre [du] chien » de la femme qu'il a dans la peau, plutôt que d'imaginer sa vie sans elle...

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